«Prévenir», il n’y a pas d’arme aussi efficace pour vaincre les cancers du sein et du col de l’utérus, de redoutables maladies, qui tuent en silence, sèment la désolation au sein des familles dans notre pays. Le public doit prendre conscience que la plupart des décès par ces cancers, qui coûtent tant d’argent pour le traitement, pourraient être évités si les femmes étaient dépistées plus tôt et traitées à temps.

Un cancer (ou tumeur maligne) est une maladie caractérisée par une multiplication cellulaire (tumeur) anormalement importante au sein d’un tissu normal de l’organisme, de telle manière que la survie du patient est menacée.

Le cancer du sein est une tumeur maligne qui se développe au niveau du sein, de la même manière le cancer du col de l’utérus se développe au niveau de l’utérus.

Les cancers, notamment du sein et du col de l’utérus constituent un vrai problème de santé publique du fait de leur gravité, de leur fréquence et des dépenses pour le traitement. Au Togo, le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus sont les plus fréquents (respectivement 26,7% et 19,2%) de tous les cancers de la femme. Plus grave, ces deux cancers se soldent la plupart du temps par le décès de la femme qui laisse derrière elle une famille appauvrie par le coût élevé des traitements, donc des enfants livrés à eux-mêmes.

De l’avis du Dr. Didier Ekouévi, Maitre-Assistant en santé publique à la Faculté des Sciences de la santé de l’Université de Lomé, les femmes au Togo continuent de payer un lourd tribut à ces cancers parce qu’elles ne se font pas dépister à temps. Le nombre considérable des décès par les cancers de sein et du col de l’utérus, selon le Dr Didier Ekouévi, s’explique par les possibilités de traitement limitées, la méconnaissance de ces maladies, principalement des premiers signes d’alerte, l’absence de sensibilisation et de communication régulière des professionnels de santé sur la prévention des cancers. Il faut ajouter à ces facteurs, le poids des considérations communautaires et religieuses qui constituent des freins au dépistage précoce.

Lorsqu’ils ne sont pas précocement diagnostiqués, ces cancers entrainent inéluctablement la mort des femmes atteintes ou, dans les meilleurs des cas, leur laissent de graves séquelles.

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